|
EN BREF
|
La consommation d’électricité en France devrait rester proche de la stabilité en 2025, avec un volume de 451 TWh, et n’a pas montré d’augmentation significative par rapport aux années précédentes. Ce faible dynamisme révèle un retard dans l’électrification des usages, en particulier dans des secteurs comme le transport, le bâtiment et l’industrie, encore largement dépendants des énergies fossiles. Bien que la production d’électricité ait atteint un niveau record, avec un pourcentage de 95% d’électricité bas-carbone, l’intégration croissante de l’électricité dans la consommation énergétique globale reste insuffisante pour répondre aux objectifs climatiques de la France.
Énergie : Pourquoi la consommation d’électricité restera stable en France en 2025, reflet d’un certain retard
En 2025, la consommation d’électricité en France devrait rester stable, illustrant ainsi un certain retard dans la transition énergétique. Malgré une production en hausse à 547,5 terrawattheure (TWh), la part de l’électricité dans la consommation finale d’énergie n’a pas significativement augmenté, témoignant d’une dépendance continue aux énergies fossiles, qui représentent 56% du mix énergétique. Cette situation soulève des questions sur la transition énergétique et sur les efforts à mettre en place pour décarboner l’économie.
La stabilité de la consommation électrique en France
Un des facteurs expliquant la stagnation de la consommation est le retard dans l’électrification des usages. En effet, la transition vers l’électricité dans des secteurs tels que le transport ou le bâtiment n’a pas progressé aussi rapidement que souhaité. Par exemple, l’adoption de véhicules électriques ou de pompes à chaleur est encore insuffisante pour compenser la dépendance aux combustibles fossiles comme le gaz et le pétrole. Les événements récents, comme la guerre en Ukraine, ont exacerbé la crise énergétique et ont eu un impact indéniable sur les habitudes de consommation. Après un pic durant la crise, les comportements des consommateurs ont changé, les entreprises et les ménages cherchant à réduire leur consommation d’énergie par des mesures d’économie. Cette réduction de l’activité économique et des changements dans les mode de vie ont contribué à cette stagnation. En 2024, les énergies fossiles ont représenté 56% de la consommation d’énergie finale en France, tandis que l’électricité ne comptait que pour 27%. Cela souligne la difficulté de réduire la dépendance aux énergies fossiles dans un système qui a mis des décennies à se développer autour de ces sources d’énergie. La transition vers un système énergétique plus durable nécessite des efforts concertés de la part des gouvernements, des entreprises, et des consommateurs. La transition énergétique doit inclure l’électrification de divers secteurs. Par exemple, l’usage électrique dans le transport est crucial. L’essor des voitures électriques pourrait réduire la dépendance aux produits pétroliers. De même, dans le secteur du bâtiment, l’utilisation de pompes à chaleur pourrait remplacer les systèmes de chauffage à base d’énergies fossiles. L’électrification est une composante clé pour atteindre les objectifs climatiques de la France, mais elle nécessite un cadre réglementaire et financier approprié. La production électrique en France a enregistré une augmentation de 1,5% en 2025, atteignant 547,5 TWh. Cela s’explique notamment par le rétablissement de la disponibilité du parc nucléaire et par les avancées dans les énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne. Cependant, malgré cette hausse, il est essentiel de rappeler que la part de la production d’électricité d’origine fossile reste très faible, représentant à peine 5% du total. Cela confère à la France une opportunité unique de décarboner son économie. La France se positionne comme un acteur clé sur le marché de l’électricité en Europe. Elle est l’un des rares pays à être exportateur net d’électricité. En 2025, les exportations d’électricité ont atteint 92,3 TWh. Ce volume est comparable à la consommation électrique d’un pays comme la Belgique. Ce phénomène est en partie due à la compétitivité des prix de l’électricité en France, qui figurent parmi les plus bas d’Europe, surpassant les tarifs pratiqués dans des pays comme l’Allemagne ou l’Italie. Le prix spot moyen annuel de l’électricité en France s’établit à 61 euros du MWh. Bien que ce chiffre soit supérieur à celui de 39,4 euros enregistré en 2019, il reste bien en deçà des 275,9 euros en moyenne de 2022, en pleine crise énergétique. Cette situation atteste de la capacité de la France à maintenir les coûts bas dans un contexte où d’autres pays rencontrent des difficultés similaires. Les défis restent nombreux pour que la France puisse mener sa transition énergétique efficacement. Une difficulté majeure réside dans la nécessité de décarboner d’autres usages au-delà du secteur électrique. Comme l’a souligné Olivier Houvenagel, il est essentiel de s’attaquer à la dépendance aux énergies fossiles dans d’autres secteurs, notamment l’industrie. Cela nécessitera des investissements massifs dans des technologies renouvelables et des infrastructures adaptées. Le gouvernement français a fait de la transition énergétique une priorité. Un plan d’électrification de l’économie devrait être présenté au printemps, ce qui pourrait apporter des solutions aux défis actuels. Ce plan devra se concentrer sur l’accélération de la transition énergétique et préciser comment les investissements seront réalisés dans des technologies qui favoriseront l’électrification des usages. Afin de couvrir ses besoins énergétiques tout en réduisant ses émissions de carbone, la France doit rapidement augmenter sa production d’énergie renouvelable. Cet effort est particulièrement vital alors que le pays se trouve à la croisée des chemins entre une dépendance persistante aux énergies fossiles et une production d’électricité majoritairement décarbonée. En fait, la production d’électricité en France est marquée par un volume de 95,2% d’origine bas-carbone, un niveau historique selon RTE. Cette abondance d’électricité bas-carbone fournit à la France une position enviable pour respecter ses engagements climatiques et réduire sa dépendance aux énergies fossiles. Le pays bénéficie d’une empreinte carbone parmi les plus faibles d’Europe, se plaçant juste derrière la Norvège. La décarbonation de l’électricité est un premier pas, mais pour respecter les objectifs climatiques, il est impératif d’inscrire cette démarche dans une dynamique plus large de transition énergétique. À mesure que la France progresse dans son processus d’électrification, il sera vital de surveiller de près l’évolution de la consommation d’électricité et la part de l’électricité dans la consommation d’énergie finale. Le retard actuel met en lumière un besoin urgent d’aligner les politiques énergétiques avec les exigences climatiques. La transition vers des énergies renouvelables et l’électrification de l’économie ne doivent pas être des objectifs secondaires, mais doivent entrer au cœur de la stratégie nationale. Les entreprises et les consommateurs ont également un rôle essentiel à jouer dans cette transition. La sensibilisation des ménages à l’efficacité énergétique, ainsi que l’adoption de pratiques durables, sont des conditions préalables pour réaliser des économies d’énergie significatives. L’éducation sur les bénéfices de l’électrification, ainsi que sur l’utilisation des technologies vertes, peut réduire efficacement la dépendance à l’égard des combustibles fossiles. En somme, bien que la France ait enregistré une forte production d’électricité bas-carbone, le passage à un système énergétique durable et décarboné dépendra d’initiatives significatives pour surmonter les obstacles à l’électrification. En tant qu’acteur clé du marché européen, un renforcement de l’engagement vers des énergies renouvelables est nécessaire pour que la France puisse non seulement atteindre ses objectifs climatiques, mais également se positionner comme un leader dans la transition énergétique. Pour en savoir plus sur les enjeux actuels de l’énergie et sur les pratiques énergétiques durables, consultez des études et analyses approfondies sur le sujet, comme celles proposées par Ouest-France.Les causes de la stagnation de la consommation
Les impacts de la guerre en Ukraine et de la crise énergétique
Un mix énergétique encore dépendant des énergies fossiles
L’importance de l’électrification des usages
Une production d’électricité en hausse mais délicate
La France, un acteur sur le marché européen
Une situation de prix favorable
Les défis à relever pour l’électrification
Un programme gouvernemental en attente
La nécessité d’une transition rapide vers des sources d’énergie renouvelables
Les bénéfices d’une électricité décarbonée
Les enjeux futurs et les priorités
Un rôle central pour les entreprises et les consommateurs
Opportunités et perspectives d’avenir

Témoignages sur la stabilité de la consommation d’électricité en France en 2025
La consommation d’électricité en France est restée stable en 2025, atteignant 451 TWh, ce qui reflète un certain retard dans l’électrification des usages. Cette stagnation est préoccupante, car elle indique que la part de l’électricité dans la consommation d’énergie finale n’a pas augmenté, représentant seulement 27% contre 56% pour les énergies fossiles. Olivier Houvenagel, directeur adjoint de RTE, explique qu’il est important d’accélérer la transition énergétique pour satisfaire les objectifs climatiques de la France.
D’autres témoignages révèlent que l’électrification des secteurs dépendants des énergies fossiles, tels que les transports et l’industrie, est en retard par rapport aux ambitions de décarbonation. Les véhicules électriques et les pompes à chaleur n’ont pas progressé aussi rapidement que prévu, soulignant l’urgence d’action du gouvernement.
Malgré cette stagnation, la production d’électricité en France a connu une croissance de 1,5% en 2025, atteignant 547,5 TWh. Cela s’explique, en partie, par la récupération du parc nucléaire et la montée en puissance des énergies renouvelables comme le solaire et l’éolien. La France se positionne donc comme un acteur clé dans la production d’électricité bas-carbone, avec 95,2% de sa production non carbonée.
Un autre aspect positif souligné par RTE est que la France reste exportatrice nette d’électricité, avec des exportations atteignant 92,3 TWh en 2025, équivalant à la consommation d’un pays comme la Belgique. Cela témoigne de sa compétitivité et de la qualité de son réseau électrique.
Enfin, les prix de l’électricité en France sont relativement bas par rapport à d’autres pays européens. Bien que le prix moyen annuel ait augmenté par rapport à 2019, il reste inférieur aux sommets de 2022, ce qui démontre la résilience du marché français face aux crises énergétiques.
