Enquête : Comment les hôpitaux se mobilisent pour sauver notre planète

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EN BREF

  • Desflurane remplacé par sevoflurane pour réduire l’impact environnemental.
  • Création d’une éco-team à l’hôpital Iris Sud d’Ixelles.
  • Investissements dans des infrastructures modernes pour diminuer l’empreinte carbone.
  • Économies de 400,000€ entre 2019 et 2024 grâce à des chaudières à condensation.
  • Utilisation de la température extérieure pour le refroidissement des machines.
  • Imposition du tri des déchets pour tout le personnel hospitalier.
  • Diminution du volume des déchets incinérables de 10 tonnes.
  • Proposition de mobilités douces avec des coachings pour le personnel.
  • Plus de 50% des collaborateurs utilisent des transports durables.
  • Engagement du secteur hospitalier pour décarboner et protéger la planète.

À l’hôpital Iris Sud d’Ixelles, une démarche significative est en cours pour décarboner les activités hospitalières. Le médecin anesthésiste Haresh Naik et son équipe ont remplacé des agents anesthésiques nocifs par des alternatives moins polluantes, témoignant d’une prise de conscience environnementale. Dans le même esprit, l’hôpital a investi dans de nouvelles infrastructures énergétiques, telles que des chaudières à condensation, permettant d’économiser 400,000€ en énergie. En matière de gestion des déchêts, des initiatives de tri sélectif ont été mises en place, réduisant le volume des déchets incinérables. Enfin, l’hôpital encourage des modes de transport durables auprès de son personnel, avec plus de 50% des collaborateurs adoptant des mobilités douces. Ces actions témoignent d’un engagement fort pour protéger l’environnement tout en assurant des soins de santé.

Dans un contexte mondial marqué par des enjeux environnementaux croissants, les hôpitaux prennent conscience de leur responsabilité écologique. Cette enquête examine les initiatives prises par ces établissements de santé pour réduire leur empreinte carbone, optimiser l’utilisation de ressources énergétiques, promouvoir des pratiques durables et sensibiliser le personnel à l’urgence de la situation. En mettant en œuvre des stratégies variées, les hôpitaux, à l’image de l’hôpital Iris Sud d’Ixelles, font un pas décisif pour s’engager dans la lutte contre le changement climatique.

La prise de conscience au sein des établissements de santé

La transition écologique commence par une prise de conscience collective au sein des hôpitaux. À l’hôpital Iris Sud d’Ixelles, par exemple, le médecin anesthésiste Haresh Naik et son équipe ont mis en place une éco-team dédiée à la recherche de solutions pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Ces équipes concernent différents professionnels qui collaborent pour mener à bien des projets éco-responsables.

Au sein de cet hôpital, il a été décidé de remplacer les substances anesthésiques utilisées dans les blocs opératoires par des alternatives moins nocives. Le desflurane, bien que facile à manipuler, a été substitué par le sevoflurane, qui est nettement moins polluant. Ce changement symbolise une volonté manifeste de contribuer activement à la décarbonation du secteur de la santé.

Investir dans des infrastructures durables

Pour réduire leur empreinte écologique, les hôpitaux doivent également se doter d’infrastructures adaptées. Depuis 2019, l’hôpital Iris Sud a investi dans de nouvelles solutions énergétiques. Cela inclut le remplacement de chaudières traditionnelles par des chaudières à condensation, qui minimisent les pertes d’énergie. Ces améliorations ont été accompagnées d’une séparation de l’eau chaude sanitaire et de l’eau de chauffage, permettant ainsi une meilleure gestion de l’énergie.

Reza Esmaeilzadoh, Responsable Énergie et Développement Durable de l’hôpital, a expliqué que ces initiatives avaient permis de réaliser des économies substantielles, s’élevant à environ 400 000 € entre 2019 et 2024. Un double objectif est poursuivi : améliorer le bilan financier tout en réduisant l’empreinte carbone.

Une gestion innovante de la consommation énergétique

La gestion de la consommation énergétique dans les hôpitaux est cruciale, notamment pour des équipements comme l’IRM, qui peut consommer jusqu’à 80 000 kWh par an. Pour donner une idée, cela représente l’énergie nécessaire pour un foyer moyen durant près de 23 ans. L’hôpital Iris Sud a innové en utilisant des systèmes de refroidissement qui exploitent la température extérieure lorsque les conditions le permettent, permettant ainsi de réduire leur consommation d’énergie lors des complexes de climatisation.

Cette approche innovante reflète une volonté de prendre des mesures concrètes en termes de durabilité. En utilisant le climat extérieur comme un allié, l’hôpital optimise ses coûts énergétiques tout en minimisant son impact environnemental. À travers de telles initiatives, les établissements de santé montrent qu’il est possible de concilier soin des patients et préservation de la planète.

La sensibilisation du personnel à l’éco-responsabilité

Un autre aspect fondamental de la démarche écologique des hôpitaux est le tri des déchets. À l’Hôpital Iris Sud, le personnel est formé à une gestion des déchets plus efficace, notamment en ce qui concerne le matériel à usage unique. Le Chef Adjoint du bloc opératoire, Assi Ahmad, rappelle que des efforts ont été faits pour sensibiliser le personnel au tri des déchets. Des sacs spécifiques pour le plastique et le carton ont été mis en place, complétés par des fûts jaunes dédiés aux déchets infectieux et coupants.

Grâce à ces actes, il a été possible de réduire le volume des déchets incinérables de 10 tonnes, ce qui témoigne des résultats significatifs que peut apporter une politique de tri bien intégrée au sein d’un hôpital. Cela reflète une culture d’entreprise en évolution, prête à embrasser des pratiques plus durables.

Réduire l’empreinte carbone grâce à la mobilité durable

La question de la mobilité durable est également au cœur des préoccupations. Marine Berger, responsable du site, souligne que des coachings ont été mis en place pour inciter le personnel à adopter des moyens de transport écoresponsables. En offrant un accompagnement personnalisé, l’hôpital a réussi à faire en sorte que plus de 50 % des collaborateurs préfèrent des modes de transport doux pour leurs trajets domicile-travail.

Cette initiative favorise non seulement la mobilité verte, mais elle renforce également le sentiment d’appartenance et l’engagement du personnel envers les objectifs environnementaux de l’établissement. D’un point de vue santé publique, favoriser la mobilité douce contribue aussi à améliorer la santé des employés, tout en réduisant leur empreinte carbone.

La collaboration inter-hospitalière pour un impact renforcé

La mobilisation pour une approche plus écologique n’est pas l’apanage d’un seul hôpital. De nombreux établissements collaborent pour élaborer des initiatives communes ou partager leurs bonnes pratiques. Le rapport sur la situation de l’hôpital et du système de santé en France souligne l’importance de cette collaboration, qui permet de bénéficier d’expériences diversifiées et de rassembler des ressources afin de maximiser l’impact des actions écoresponsables.

Des projets communs dans le cadre de séminaires de sensibilisation, des échanges de bonnes pratiques ainsi que des travaux collationnés permettent d’établir un cadre global de réflexion sur les meilleures manières de réduire l’empreinte carbone. Ces initiatives prennent également en compte le *biomimétisme*, inspiré par la nature pour innover durablement.

Les défis de l’engagement écologique dans le secteur de la santé

Malgré les efforts déployés, les établissements de santé font face à des défis non négligeables dans leur quête pour la durabilité. La réglementation pousse encore à l’utilisation de matériel à usage unique, ce qui complique l’implémentation des pratiques durables. Les professionnels de la santé reconnaissent que la transformation du système de santé vers une sobriété écologique est un levier indispensable pour mener à bien les transitions nécessaires.

La prise de conscience de l’importance de ces enjeux a cependant conduit à une volonté croissante d’agir. De plus en plus de voix s’élèvent pour appuyer le besoin de réinvestir dans le système de santé afin de sauvegarder l’hôpital public et son engagement envers son écosystème.

L’avenir : Un engagement durable

Alors que les hôpitaux continuent d’explorer des moyens d’accroître leur impact positif sur l’environnement, un sentiment d’espoir émerge. Les initiatives en faveur de la durabilité et de la décarbonation ne sont pas seulement une tendance passagère; elles représentent un changement de culture qui, à terme, pourrait transformer l’ensemble du secteur de la santé. En faisant appel à un réseau de pratiques écoresponsables, et ce, sous l’égide d’un véritable mouvement collectif, les hôpitaux apparaissent comme des acteurs clé pour la préservation de notre planète.

À l’hôpital Iris Sud et ailleurs, la mobilisation est déjà engagée, et les résultats commencent à se faire sentir grâce à des efforts coordonnés et une vision claire face à l’urgence environnementale. Des efforts prorogés vers une empreinte carbone réduite sont donc primordiaux pour construire un avenir plus résilient.

Au travers de ces diverses initiatives, les hôpitaux montrent qu’ils sont prêts à relever le défi climatique, démontrant ainsi que le secteur de la santé peut être à la fois un acteur de soin et un protecteur de l’environnement. L’engagement vers un système de santé durable représente un chemin qui mérite d’être suivi, tant pour la santé des individus que pour celle de notre planète.

Pour découvrir d’autres exemples et approfondir les initiatives en cours, vous pouvez consulter des ressources telles que l’industrie de la santé face à l’enjeu de la diminution de son empreinte carbone ou la sobriété dans les prescriptions. D’autres publications, comme celles de l’ASM13, offrent également un aperçu précieux sur la façon dont les hôpitaux peuvent avancer dans cette direction, soulignant l’importance vitale de la responsabilité sociale des soins.

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Les hôpitaux au chevet de la planète

À l’hôpital Iris Sud d’Ixelles, une prise de conscience a été amorcée concernant l’impact environnemental des pratiques médicales. Haresh Naik, médecin anesthésiste, témoigne des changements opérés dans le bloc opératoire : « Nous avons remplacé le desflurane, un anesthésique halogéné facile à manier mais néfaste pour l’environnement, par du sevoflurane, qui est vingt fois moins polluant. » Ce geste s’inscrit dans une démarche plus large d’écoresponsabilité menée par une éco-team de l’hôpital.

Pour réduire leur empreinte carbone, l’hôpital a investi dans de nouvelles infrastructures depuis 2019. Reza Esmaeilzadoh, Responsable Énergie et Développement Durable, mentionne : « Nous avons remplacé nos quatre chaudières traditionnelles par des chaudières à condensation, et séparé l’eau chaude sanitaire de l’eau de chauffage pour économiser davantage d’énergie. » Ces efforts ont permis une économie de 400 000 € entre 2019 et 2024, soulignant l’importance de l’innovation dans le secteur hospitalier.

En termes de consommation d’énergie, les hôpitaux font face à de véritables défis. Reza Esmaeilzadoh explique : « Par exemple, une machine IRM consomme jusqu’à 80 000 kW par an, alors qu’un foyer moyen n’en consomme que 3 500 kW. Pour pallier ce problème, nous avons optimisé notre système de refroidissement en utilisant la température extérieure lorsque celle-ci est basse. » Une solution ingénieuse pour minimiser les emissions et réduire les coûts énergétiques.

La gestion des déchets est également une préoccupation majeure. Assi Ahmad, Chef Adjoint du bloc opératoire, précise : « Nous utilisons de nombreux matériels à usage unique, et en tant qu’établissement de santé, nous devons nous conformer aux régulations en matière de tri des déchets. Nous avons introduit des sacs bleus pour le plastique et les cartons, ainsi qu’un fût jaune pour les déchets dangereux. Grâce à ces initiatives, nous avons réussi à réduire le volume des déchets incinérables de 10 tonnes. »

Enfin, la mobilité des employés est une autre facette de cette transition écologique. Marine Berger, responsable du site, explique : « Nous avons mis en place des coachings individuels pour encourager des alternatives de transport plus durables. Aujourd’hui, plus de 50 % de notre personnel utilise des moyens de transport doux pour se rendre au travail. » Ce changement des habitudes révèle une nouvelle culture de responsabilité dans le milieu hospitalier.

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